La Fondation Free, a réuni 18 jeunes de 18 à 25 ans lors du séminaire de lancement visant à les accompagner dans le développement de projets numériques à impact social.
Pendant 4 jours d’immersion à l’Hermitage, tiers-lieu d’innovation rurale et citoyenne, ils ont exploré l’entrepreneuriat à impact et appris à mieux se connaître à travers des ateliers animés par l’équipe de Ticket For Change.
Ils ont également eu la chance de bénéficier des interventions de Marie Bellocq et Guilhem Ménard, co-fondateurs de Share it, également soutenu par la Fondation Free dans le cadre de son axe « logiciel libre », et parrain et marraine de ce Ticket Camp, qui leur ont partagé leur propre expérience entrepreneuriale.
Mot d'Alice Godinho, Chargée de développement chez Ticket For Change :
« C’est une chance que l’équipe de la Fondation Free ait pu se déplacer lors de ce séminaire pour rencontrer les jeunes de la promotion et partager son expertise, notamment dans un contexte où les relations de proximité et de confiance sont d’autant plus nécessaires entre les associations qui œuvrent sur le terrain et les partenaires privés. »
Cette expérience marque le début d’un accompagnement de 6 mois, au cours duquel les participants continueront à bénéficier de temps forts collectifs, d’interventions de personnalités externes inspirantes, pour les aider à développer leurs projets à impact social.
Découvrez le témoignage d’une participante de cette édition Ticket Camp :
Pourquoi tu t’es lancée dans cette aventure du Ticket Camp ?
Kaoutar El Hajami :
« J’ai été diplômée de Sciences Po en 2023, j’ai travaillé dans le conseil, puis dans le domaine de l’urbanisme. J’ai toujours eu cette fibre où je voulais me sentir utile, de donner du sens à ce que je fais.
En entreprise, j’avais souvent l’impression d’être prise dans une course contre le temps, où l’on oublie parfois de se questionner sur nos motivations profondes et sur les valeurs qui guident nos choix.
J’avais le sentiment d’entrer dans une routine, de manquer de formation continue. À côté, j’essayais de compenser en assistant à des conférences et en me documentant.Aujourd’hui en recherche d’emploi, je me suis dit que c’était le bon moment pour prendre du recul et réfléchir à la suite : comment mettre mes compétences au service de structures à impact ?
J’ai donc postulé au Ticket Camp pour découvrir l’entrepreneuriat social et à impact, comprendre ce qu’il se cache derrière ces grands noms et apprendre à concrétiser mes propres idées.
J’ai beaucoup d’envies, mais j’avais besoin d’un cadre, d’une structure, pour imaginer une initiative d’intérêt général cohérente. »
Qu’est-ce que ce premier séminaire t’a permis d’apprendre sur toi-même ?
Kaoutar El Hajami :
« J’ai trouvé essentiel de prendre le temps de me comprendre, de faire un pas de côté pour identifier mes aspirations, ma zone de talent, mes forces et mes faiblesses.
Ce séminaire m’a permis de réaliser que j’aime m’engager et agir sur le terrain.
J’ai aussi découvert que je suis quelqu’un qui aime fédérer et impulser des idées, ce qui n’est pas toujours évident dans le monde du travail, surtout lorsqu’on débute et qu’on ne nous laisse pas toujours la place pour le faire.
Enfin, j’ai pris conscience de mes freins, notamment cette tendance à l’auto-censure : me demander si je suis légitime à prendre la parole.
J’ai appris qu’oser, même au risque de se tromper, est une force. »
Quel moment du séminaire t'a le plus marqué ?
Kaoutar El Hajami :
L’exercice dos à dos, où l’on échange à partir d’une image qui nous touche, m’a particulièrement marquée.
J’ai aussi beaucoup aimé les ateliers collectifs, qui nous sortent de notre prisme personnel. Ils permettent d’écouter les parcours, les engagements et les aspirations des autres jeunes de la promotion.
Les ateliers de mise en énergie m'ont également plu : ils créent une belle cohésion au sein du groupe et insufflent une dynamique positive.
Enfin, les interventions des parrains, Marie Bellocq et Guilhem Ménard, ont été très inspirantes. J’aime m’inspirer de modèles de réussite, écouter leurs conseils et me projeter à travers leurs parcours. »
Crédit photo : Jonathan Westpalm van Hoorn

